Chercheur·e du réseau


Faculté des arts
Dominic Hardy
Professeur·e
Université du Québec à Montréal (UQÀM)
Faculté des arts
Département d'histoire de l'art
Intérêts de recherche
  • Études sur la caricature et la satire graphique
  • Théories de la représentation
  • Histoire de l'art du Québec/Canada 1600-1960
  • Muséologie
Présentation de l'expert·e 

Dominic Hardy est professeur au département d’histoire de l’art de l’UQAM. Il dirige le Laboratoire d’études numériques sur l’histoire de l’art au Québec (LANEHAQ), l’Équipe de recherche en histoire de l’art au Québec (ERHAQ) et le groupe de recherche Caricature et satire graphique à Montréal 1880-1950 (CASGRAM). Il est également membre associé au Centre interuniversitaire pour les études et les recherches autochtones, membre régulier de l’Institut du Patrimoine, et membre de l’Équipe Internationale de Recherche sur l’Image Satirique (EIRIS).

Ses travaux de recherche s’intéressent aux études sur la caricature et la satire graphique, aux théories de la représentation, à l’histoire et l’historiographie de l’art du Québec et du Canada, et à la muséologie (théories de l’éducation et du public). Spécialiste de la caricature et de la circulation de l’image satirique au Québec (18e - 20e siècle), Dominic Hardy se penche sur l’histoire de l’image, sa narration, et sur la constitution des figures visuelles/textuelles de l’ironie, du grotesque et du carnavalesque.

Ses recherches contribuent notamment, dans le cadre du Laboratoire d’études numériques en histoire de l’Art au Québec (LANEHAQ), à créer une base interrelationnelle donnant accès à des milliers de données multimédia sur l’art au Québec et sur son histoire, et à aménager un espace de recherche doté de postes de consultations, de traitement de métadonnées et de données multimédia.

En outre, Dominic Hardy a longtemps été impliqué dans l’éducation muséale, d’abord en Ontario à l’Art Gallery of Peterborough, et au Musée des beaux-arts du Canada, puis au Musée des beaux-arts de Montréal. 

Informations générales
Numéro de téléphone : 
(514) 987-3000 x6448
Numéro de local : 
J-R536
Principales réalisations
Histoire de l'art du Québec 1600-1960: État des lieux (Équipe de recherche en histoire de l'art au Québec ÉRHAQ)

Ce projet propose de constituer un état des lieux de l’art au Québec et de son histoire, des origines aux années 1960. Le premier et dernier grand chantier de compilation, de documentation et d’écriture sur l’art au Québec remonte aux efforts déployés, entre 1937 et 1960, dans le cadre de la constitution de l’Inventaire des œuvres d’art. Depuis les années 1960, des travaux ont permis d’analyser plusieurs phénomènes artistiques et de réévaluer les assises de l’histoire de l’art au Québec. Si certains projets ont bien cerné des phénomènes artistiques distincts (architecture, peinture, sculpture, estampe et images imprimées, arts décoratifs) sur une période significative (par exemple, des projets précis ont porté sur les arts de la période de la Nouvelle France; sur la sculpture et l’orfèvrerie de la période du Baroque et du Néo-classique ; sur la peinture des décennies 1820-1850 et 1919-1939), ils n’ont pas fait l’objet d’un croisement (ou d’une synthèse historique) qui viserait à mieux comprendre la manière dont se sont développés, au Québec, les arts visuels dans toute leur complexité, sur une succession de périodes, dont chacune est à comprendre à partir de son propre régime d’historicité. 

Ce programme de recherche vise à mener de front deux sous-chantiers. Le premier s’attachera à l’analyse des composantes et des dynamiques du champ artistique québécois (artistes, objets, acteurs, lieux et institutions). Le second procèdera à l’analyse des discours produits par ceux qui ont interprété ce champ. L’objectif est de préparer la synthèse sur l’histoire de l’art au Québec, tout en rendant compte de la manière dont la discipline s’est construite. Outre l’important dialogue qui pourra s’ouvrir avec des disciplines voisines, à la suite de la synthèse des résultats de recherche, ce projet enrichira le répertoire d’outils de connaissance disponibles pour comprendre l’histoire culturelle du Québec. D’une part, l’état des lieux permettra à notre discipline de se mettre au pas de celles qui ont intégré leurs œuvres dans la sphère publique, autant sur le plan des discours que de celui de la mémoire collective. D’autre part, l’état des lieux posera les jalons de l’écriture de cette première synthèse de l’histoire de l’art québécois qui sera destinée tant à la communauté universitaire et collégiale qu’à un public intéressé par tous les aspects de la culture.

Quand la caricature sort du journal. Baptiste Ladébauche 1878-1957

Baptiste Ladébauche, né de l’esprit d’Hector Berthelot, paraît d’abord dans les pages du journal humoristique Le Canard en 1878. Auteur fictif de chroniques et de romans-feuilletons, dont Les Mystères de Montréal, puis personnage de caricatures, il survit au décès de son créateur et son image, sa langue et sa voix se progagent dans les médias québécois. Héros des débuts de la bande dessinée québécoise, vétéran de milliers de caricatures signées par Albéric Bourgeois entre 1905 et 1957, Ladébauche sort aussi du journal et se manifeste dans la publicité, sur la scène, sur disque et à la radio grâce à de nombreux artistes comme Joseph Charlebois, Henri Julien, Edmond-Joseph Massicotte, Henri Miro, Corinne Dupuis-Maillet, Roméo Poirier, Charles Marchand et Elzéar Hamel. Figure identitaire incarnant sur un mode ironique le Canadien français type, il a marqué la société québécoise jusqu’au début de la Révolution tranquille et a modelé durablement le monde de la caricature au Québec.

Des spécialistes de littérature, d’histoire de l’art, de musicologie et d’archivistique mettent ici en lumière les divers aspects du personnage de Ladébauche, ainsi que de sa femme, Catherine, révélant l’importance d’un phénomène médiatique unique dans la culture québécoise.

CARICATURE ET SATIRE GRAPHIQUE À MONTRÉAL, 1880-1950 : LA CONTRIBUTION D'UNE PRATIQUE SATIRIQUE À LA MODERNITÉ MÉTROPOLITAINE DANS LES ARTS VISUELS DU QUÉBEC

À partir des bases méthodologiques (recensement iconographique, analyse de corpus et d'infrastructure de diffusion, enquêtes sur le statut de la caricature face aux enjeux de la modernité dans les arts visuels et l'histoire de l'art) développées par l'équipe de recherche (CASGRAM) en 2009-10, ce projet analyse six principales productions caricaturales à Montréal, capitale culturelle d'une modernité internationale artistique vue ici par le prisme du journalisme pour la période 1880-1950 : Henri Julien, Arthur George Racey, Albéric Bourgeois, Harry Mayerovitch, Robert LaPalme, le sixième regroupant les petites productions en satire graphique d'extrême droite et gauche dans les années 1930, notamment pour John Collins.

De l'entrée de Julien au Montreal Star au lendemain de l'affaire Riel jusqu'à la ré-election de Maurice Duplessis à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le projet prend le parti de bien saisir les grands jalons de cette évolution afin de vérifier les hypothèses de travail développées dans l'année 2009-10, pour ainsi préparer le plus grand projet d'inventaire exhaustif qui permettra éventuellement de constituer une grande synthèse historique d'études sur la caricature au Québec, 1759-1960. La tranche 2011-2014 permettra de développer l'équipe CASGRAM comme centre d'accueil à l'UQAM pour les premières études systématiques dans le domaine aux niveaux des 2e et 3e cycles, et de parfaire les outils d'enseignement et d'intégration des corpus aux cours et séminaires des trois cycles en histoire de l'art.

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